 Fronton compte parmi les plus anciens vignobles. Les premiers ceps de vignes ont été plantés par les Romains, mais la Négrette, cépage typique de Fronton, n'apparaît qu.au XIIe siècle. A cette époque, les vignes étaient la propriété de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, plus tard Ordre de Malte. Les Chevaliers ont implanté un cépage rapporté de Chypre, appelé « Mavro » dans leur commanderie. Au fil des ans, le « Mavro » devint « Négrette ».  L'Ordre a construit le village autour de l'église Saint-Jean Baptiste, bâtie sur l'emplacement de l'église actuelle. Il crée à Fronton une commanderie dirigée par un précepteur qui réside à Fronton et en est le seigneur. En 1 400 la commanderie est supprimée et Fronton relève directement du Grand Prieuré de Toulouse. Au XVIe siècle, l.importance de Fronton décroît. Les attaques de protestants lui sont fatales. Désormais c'est le Grand Prieur qui gère le village depuis Toulouse, et ce jusqu'à la Révolution.
Au fil des siècles, la vie au village est marquée par les guerres de religions, les séjours de troupes, la météorologie, le marché et les récoltes. La renommée des vins n'atteint son apogée qu.au XVIIe siècle.
 Le protectionnisme dont bénéficient les vins girondins prend fin et les vins peuvent être exportés via Bordeaux vers l'Europe entière. Au XIXe siècle, cette belle prospérité ne résiste pas au phylloxéra. Grâce aux efforts tenaces des vignerons, le vignoble se reconstitue. Les vins des côtes du Frontonnais gagnent leurs lettres de noblesse en devenant Appellation d.Origine Contrôlée en 1975. Depuis 2005, l'appellation s'intitule "AOC FRONTON". |