"Donc au petit enfant donnez le petit livre. Marchez, la lampe en main, pour qu’il puisse vous suivre." (Victor Hugo)
Samedi 5 septembre, Fronton a inauguré le tout nouveau bâtiment de l’école maternelle Joséphine Garrigues. L’établissement a quitté les locaux historiques du centre-ville devenus inadaptés aux besoins pédagogiques actuels pour s’installer juste à côté de l’école élémentaire Marianne, formant désormais un pôle scolaire fonctionnel et cohérent.
Une mobilisation collective exceptionnelle
Dès le milieu de la matinée, les parents d’élèves, les enfants, les enseignants et les agents municipaux ont investi le parvis « Samuel Paty » et la nouvelle cour « oasis » pour découvrir cette très beau bâtiment qui forme avec l’école élémentaire « Marianne » un ensemble cohérent.
Moment très attendu et hautement symbolique, l’inauguration officielle a donné lieu à la traditionnelle coupure du ruban tricolore en présence des élus, des personnalités invitées et des enfants. Etaient présents à la cérémonie autour du maire Hugo Cavagnac et des membres du Conseil municipal, la présidente du conseil d’administration de la Caisse d’allocations familiales de la Haute-Garonne, Mme Isabelle Sancerini, l’inspectrice de l’Éducation nationale, Mme Hélène Montréjeau, les représentants de la maîtrise d’œuvre et des entreprises du chantier, ainsi que l’invité d’honneur de la cérémonie, l’historien Jean Garrigues, petit-fils de l’institutrice Joséphine Garrigues, et très attaché à ses racines frontonnaises.
Puis, sous les applaudissements nourris de l’assistance, M. Hugo Cavagnac et le Professeur Jean Garrigues ont procédé ensemble au dévoilement de la plaque portant le nom de « Joséphine Garrigues » sur le fronton du nouveau bâtiment.
« Bâtir une école est un acte politique »
Dans une allocution inspirante, le Maire Hugo Cavagnac a tenu à rappeler la portée fondamentale d’un tel projet pour l’avenir d’une collectivité :
« Construire une école est un acte politique. J’ose le mot. C’est d’abord un acte de souveraineté économique, car une Nation libre a besoin de femmes et d’hommes formés et capables de maîtriser leur destin. C’est un acte républicain par excellence, face aux replis et à l’obscurantisme. C’est enfin défendre notre citoyenneté à l’heure des algorithmes et des écrans. Comme l’écrivait Victor Hugo : « Donc au petit enfant donnez le petit livre. Marchez, la lampe en main, pour qu’il puisse vous suivre. » Ce matin, c’est cette lampe que nous allumons ensemble. »
L’émouvant hommage du Professeur Jean Garrigues
Moment fort de la matinée, l’intervention de l’invité d’honneur, le professeur émérite et historien Jean Garrigues, a profondément touché l’assemblée. Petit-fils de Joséphine Garrigues, dont l’école perpétue le nom, il a partagé son attachement viscéral à Fronton, berceau de ses vacances d’enfance.
Avec émotion, il a rendu hommage à sa grand-mère, authentique « hussarde noire de la République », pour qui l’instruction et la transmission du savoir relevaient d’une véritable profession de foi. Rappelant combien les idéaux républicains, la liberté, l’ouverture d’esprit et l’émancipation par la connaissance, sont précieux, il a salué la mémoire vivante qui s’enracine désormais dans ces nouveaux murs.
Confort thermique et cour oasis : la fin des fortes chaleurs
Le nouveau bâtiment, dimensionné pour accueillir une centaine d’élèves avec un potentiel de six classes, conjugue des volumes généreux, une stricte sobriété énergétique et une accessibilité apaisée. Une évolution très attendue pour les écoliers, les parents, les enseignants, les animateurs de l’ALAE et les ATSEM.
L’équipement comprend également une cantine, les locaux de l’ALAE, une bibliothèque et une salle de motricité. À l’extérieur, la cour « oasis », dotée d’un revêtement perméable, crée un véritable îlot de fraîcheur tout en servant d’outil pédagogique grâce à des essences végétales variées, sélectionnées pour leur résistance au climat local.
Un investissement stratégique pour la commune
Dans un contexte de gestion budgétaire rigoureuse, ce chantier d’envergure témoigne du volontarisme de l’équipe municipale, soutenue financièrement par l’État, le Conseil départemental de la Haute-Garonne et la CAF.
« Plus de six millions d’euros, dont la commune a porté plus de la moitié sur ses propres deniers. Nous ne sommes pas une commune riche, loin de là. Mais nous avons anticipé, cherché les meilleurs montages, planifié dans le moindre détail. » (Hugo Cavagnac)
Fronton adresse ses plus vifs remerciements à l’ensemble des acteurs de cette belle réussite :
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L’architecte mandataire Denys Konikoff et les équipes de maîtrise d’œuvre ;
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L’ensemble des entreprises et artisans du bâtiment ;
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Les agents des services techniques et administratifs de la ville ;
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La communauté éducative (enseignants, ATSEM, agents de restauration et animateurs du périscolaire) ;
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Les représentants de l’association des parents d’élèves « Les Petits Frontonnais » pour leur concertation attentive.
- Les partenaires financeurs qui ont rendu possible cette belle réussite.
Et demain ?
La libération de l’ancien site scolaire au centre-ville ouvre une nouvelle perspective prometteuse pour Fronton. Lauréate du dispositif national Petites Villes de Demain, la commune y prévoit la création d’un habitat adapté pour nos aînés, en prise directe avec les commerces et les services du cœur de bourg.
Parallèlement, la dynamique en faveur du patrimoine éducatif se poursuit avec la préparation du chantier de réhabilitation de l’école Jean de La Fontaine, dont les études de faisabilité sont en cours.
