Par arrêté municipal permanent du 17 septembre 2026, le maire de Fronton interdit la présence, dans l’enceinte du cimetière communal, des soucoupes et de tout récipient susceptible de retenir des eaux stagnantes. Une mesure de salubrité publique, dirigée contre la prolifération du moustique tigre.
Une mesure de santé publique
Quelques centilitres d’eau immobile suffisent à une femelle moustique pour y déposer sa ponte. Les soucoupes glissées sous les pots de fleurs, les coupelles et les récipients laissés à l’air libre constituent ainsi, au fil de la belle saison, autant de gîtes larvaires au cœur même du cimetière et au voisinage des habitations riveraines.
Ce qui est interdit
Dans l’enceinte du cimetière communal :
- les soucoupes placées sous les pots de fleurs ;
- les coupelles ;
- de façon plus large, tout dispositif susceptible de retenir l’eau de manière durable.
Ce qui demeure possible
Fleurir une sépulture reste, bien entendu, un geste libre. Les fleurs et les plantes peuvent être déposées :
- dans des pots dépourvus de soucoupe ;
- dans des contenants remplis de sable ;
- dans tout dispositif faisant obstacle à la stagnation de l’eau.
Un délai de deux mois pour se mettre en conformité
Les titulaires de concessions, leurs ayants droit et les usagers du cimetière disposent d’un délai de deux mois, à compter de la publication de l’arrêté, pour retirer les objets concernés ou les mettre en conformité. Passé ce délai, les services municipaux pourront procéder au retrait des objets non conformes, après information préalable des intéressés lorsque celle-ci s’avère possible.
Bon à savoir
Le même réflexe vaut à domicile : vider les soucoupes, couvrir les récupérateurs d’eau de pluie, retourner les seaux et les arrosoirs. La lutte contre le moustique tigre se gagne à l’échelle de chaque jardin.
